Partie 1: Stratégies Technologiques

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vendredi, octobre 1, 2010 - 19:00

Nous sommes tous sujet à interagir avec différents systèmes d'informations. Que ce soit avec un groupe social définit, un canon historique ou même des idées qui se baladent dans nos têtes, nous sommes continuellement en train d'analyser des formes de datas. Chose qui peut être exubérante, surtout considérant la quantité d'informations qui nous bombardent dans cette ère post-digitale. Nous prenons gare à quelles informations nous sommes réceptives et lesquelles nous évitons, pour ne pas risquer complètement se submerger dans une dissonance cognitive – ou peut-être perdre une autre journée à rafraichir notre page Gmail ou Facebook.


L'art matérialise les stratégies d'informations que nous utilisons pour que nous puissions nous expliquer la réalité. L'art nous offre aussi une certaine distance pour que nous puissions évaluer ce qu'on voit, en apprendre, former une opinion sur ce qu'on aime ou ce qu'on n'aime pas et apprendre des stratégies qu'autres ont utilisées pour créer ce qui nous plaît. De cette façon, les artistes nous révèlent une approche à la vie. Ils nous aident à nous comprendre nous-même, raffiner nos valeurs et améliorer notre existence. Du moins, peut-être.


Au POP Up Shop, nous retrouverons des artistes qui exploitent la technologie comme outil central au déploiement des stratégies d'informations.

Jason Harvey et Michael Farsky, nous présenteront des images de leur toute nouvelle vie d'adulte : un travail dans les bureaux du Premier Ministre au Nouveaux-Brunswick, ayant pour tâches de lui créer des campagnes en ligne, à temps pour la saison des élections.  Nous devons admettre ne pas trop savoir ce qui se passe là, où comment ils ont réussi à se décrocher ce genre d'emploi... mais ils ont réussi ! Leur implication avec le gouvernement du Nouveaux-Brunswick est aussi indéniable que fascinante.
 

Le vidéo « Woods of Arcady », réalisé par l'artiste
Jon Rafman, décrit une réalité opposée: des synthétiseurs style Vangelis nous guident à travers un monde ancien et classique 3D. Des voix de robots britanniques lisent à voix haute des poèmes de Yeats avec nostalgie alors qu'un solipsisme s'installe. Les interactions socio-politiques et les journées dites « normales » n'ont pas accès à ce monde pour favoriser un échange idéal entre rêves morts et espoirs futurs.

 
Les sites à Harm Van Den Dorpel montre « Ethereal Self » et « Ethereal Others, » servent respectivement d'objet d'art et de critique à l'institution de l'internet. Les visiteurs du site www.etherealself.com sont invités à découvrir leur reflet dans une pierre précieuse animée en flash et équipée d'une webcam. Ce vidéo se promène ensuite dans une galerie virtuelle, décrivant de manière involontaire une communauté (principalement nue) d'amateurs d'art en ligne.  

Bridget Moser combine une technologie magique (fétiches et réactifs) avec une technologie post-capitaliste du niveau consommateur (caméras vidéos, moniteurs) pour révéler la nature transcendante d'une pile de rondins. Illusion ou réalité, nous ne pouvons en être certains. Toutefois, il y a des jours ou je doute même de l'existence d'autres esprits. Alors voilà.

Sous un pseudonyme anonyme,
Papa Gorille utilise un compte Facebook pour poser une critique sur la scène de musique montréalaise.  En créant de faux événements, où l'on retrouve des groupes du genre de Dead Wife et de Silly Kissers en première partie pour Justin Bieber, il nous demande de réfléchir sur la vérité qui entoure notre communauté  musicale.

 

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