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High Vis
Né en 2016 de la fusion de plusieurs groupes punk britanniques très appréciés, le groupe londonien High Vis s’est progressivement imposé comme une véritable légende grâce à ses performances passionnées et à une discographie en constante évolution, mêlant hardcore poétique et progressif. Composé du chanteur Graham Sayle, du batteur Edward « Ski » Harper, du bassiste Jack Muncaster et des guitaristes Martin Macnamara et Rob Hammaren, le groupe fusionne la fureur du street punk anglais avec des touches de mélodies britpop, des tourbillons néo-psychédéliques, des rythmes post-punk nerveux et même quelques bribes de groove « Madchester ». Pour Sayle, cette énergie issue d’un véritable melting-pot montre la voie à suivre : « Pendant des années, le hardcore avait des frontières assez nettes – les autres scènes étaient des mondes à part. Aujourd’hui, les choses se mélangent davantage, puisant dans des horizons variés. »
Originaires de divers coins du Royaume-Uni, les musiciens qui composent High Vis incarnent l’essence même du punk et du hardcore britanniques, faits de DIY et d’autofinancement. Formé par des membres issus des groupes Dirty Money, Tremors, City Dweller, Reflect, Shame et bien d’autres, High Vis fusionne l’esprit de la communauté hardcore au sens large tout en intégrant diverses influences et inspirations musicales, ce qui lui permet de toucher un nouveau public qui n’a peut-être pas écouté ses projets passés, tout en rendant hommage à ses fans de longue date.
En 2019, High Vis a sorti son premier album complet, *No Sense No Feeling*, qui l’a fait connaître et a ouvert la voie à ce que le groupe pouvait accomplir au-delà des limites de tout genre ou de toute scène. Imprégné d’une esthétique d’inspiration post-punk *No Sense No Feeling* a posé les bases d’une exploration sonore audacieuse que High Vis n’a cessé d’approfondir tout au long de sa carrière. En 2020, High Vis a sorti l’EP *Society Exists*, parsemé d’effets vocaux et de lignes de synthé, démontrant une fois de plus que le groupe était difficile à cataloguer ou à enfermer dans un moule.
Avec *Blending*, l’album qui leur a permis de percer en 2022, High Vis a approfondi ce qu’il qualifie lui-même de « misery punk post-industriel britannique » en y associant un son rock hymnesque à des grooves décontractés. Sur le plan des paroles, cet album a marqué un bond en avant pour High Vis, le chanteur Sayle ayant joué un rôle plus central dans l’écriture des textes et des mélodies. Sayle s’est concentré sur la conscience sociale, abordant la situation des communautés opprimées et marginalisées à travers la Grande-Bretagne, tout en se penchant sur lui-même et son propre paysage émotionnel. Ce processus a donné naissance à une œuvre qui semble universelle et qui, en fin de compte, transmet un message d’espoir.
« Guided Tour », troisième et dernier album du groupe, porte leur lyrisme et leur alchimie à leur apogée. Débordant d’arrogance et de sarcasmes, de refrains accrocheurs et d’espoir, de révolte et de colère légitime, les dix titres de l’album résonnent comme des hymnes à une nouvelle Angleterre. Et si les détails des chansons font souvent référence à leur pays d’origine en particulier, les thèmes abordés sont universels. Leur camaraderie est née de la sueur et de l’expérience, de années passées dans les tranchées entre concerts endiablés et boulots de merde, tout en continuant à se battre, à lutter pour un avenir meilleur. High Vis s’affirment comme les gardiens de la flamme et les incarnations de ce que le hardcore a de mieux à offrir.
